Top 5 spécialités infirmières les plus recherchées en Suisse en 2026 (salaires & recrutement)
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Oui, la Suisse recrute des infirmiers français. Ça, vous le savez.
Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que si vous avez une spécialité précise, vous ne cherchez plus un poste. Ce sont les cliniques qui se battent pour vous avoir.
En 2026, la pénurie de soignants en Suisse romande atteint un niveau critique sur certains profils pointus. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : des postes ouverts depuis 6 mois sans candidat, des agences de placement qui démarchent activement en France, et des conditions d'embauche qu'on ne voyait plus depuis des années — logement inclus, prime d'installation, reprise d'ancienneté intégrale.
Résultat : des salaires qui s'envolent et des recruteurs prêts à dérouler le tapis rouge.
Voici les 5 profils "VIP" que les employeurs suisses — et nos agences partenaires — s'arrachent en ce moment.
1. Les IADE et IBODE — les rois du bloc opératoire
Si vous êtes infirmier anesthésiste (IADE) ou infirmier de bloc opératoire (IBODE), vous êtes assis sur une mine d'or. Et vous ne le savez peut-être même pas.
Le problème côté suisse est simple : les cliniques privées de Suisse romande font énormément de chirurgie programmée — orthopédie, ophtalmologie, chirurgie esthétique, cardiologie interventionnelle. Chaque semaine, des blocs tournent à plein régime. Et pour faire tourner un bloc, il faut des experts. Pas des généralistes.
Or ces experts, la Suisse n'en forme pas assez. Et ceux qu'elle forme partent souvent dans le privé allemand ou dans les grands centres universitaires, laissant les cliniques romandes en déficit chronique.
C'est là que vous entrez en jeu.
💰 Côté salaire :
Un infirmier bloc opératoire en Suisse ou un IADE expérimenté peut facilement atteindre 8 000 à 9 500 CHF/mois selon l'établissement et l'ancienneté. Dans certaines cliniques privées genevoises, on dépasse les 10 000 CHF avec les gardes et les astreintes.
À titre de comparaison, un IADE en France tourne autour de 2 500 à 3 000€ net. Faites le calcul.
Ce qui rend ce profil encore plus attractif pour les recruteurs suisses : les IADE et IBODE français sont formés dans un système exigeant. Vous avez l'habitude des blocs lourds, des situations critiques, du travail sous pression. C'est exactement ce qu'ils cherchent.
📊 Pour aller plus loin :
On a décortiqué les grilles salariales par canton et par type d'établissement dans notre dossier complet : Salaire IADE en Suisse 2026 — le dossier chiffré.
2. Les experts des soins intensifs et réanimation
La réanimation, c'est l'élite de l'élite. Et en Suisse, les exigences techniques sont encore un cran au-dessus.
Les unités de soins intensifs suisses (SI) fonctionnent avec des ratios patients/soignants parmi les meilleurs d'Europe — souvent 1 infirmier pour 1 à 2 patients. Ça veut dire un niveau de responsabilité et d'autonomie que beaucoup d'infirmiers français rêvent d'avoir. Mais ça veut aussi dire que les établissements ne peuvent pas se permettre de recruter n'importe qui.
Travailler en soins intensifs en Suisse, c'est maîtriser la ventilation invasive, l'ECMO, les catécholamines, la gestion hémodynamique avancée. Si vous venez d'un service de réanimation polyvalente ou chirurgicale en CHU français, vous avez déjà ce bagage.
Et les recruteurs le savent.
💰 Côté salaire :
Un infirmier en soins intensifs en Suisse romande se positionne entre 6 500 et 8 500 CHF/mois, selon le canton et l'ancienneté. Avec les gardes de nuit et de week-end (fréquentes en réa), les mois à 9 000+ CHF ne sont pas rares.
⚠️ Le point de vigilance :
Certains établissements suisses exigent un certificat post-grade en soins intensifs (formation complémentaire suisse). D'autres acceptent l'expérience française sous réserve de validation CRS. Renseignez-vous avant de postuler — c'est un point que notre équipe clarifie systématiquement avec nos agences partenaires pour chaque candidat.
3. L'infirmier(e) de nuit — le profil "jackpot"
Personne ne veut travailler de nuit. C'est un fait universel. Mais en Suisse, ça se paie. Très bien.
La pénurie d'infirmiers de nuit en Suisse romande est telle que les établissements ont dû revoir à la hausse l'ensemble de leurs indemnités et majorations nocturnes. On ne parle pas de primes symboliques à 1,07€ de l'heure comme en France. On parle de vraies majorations qui transforment un salaire déjà confortable en mois exceptionnels.
💰 Le salaire infirmier de nuit en Suisse — ce que ça donne concrètement :
Prenons un(e) IDE avec 5 ans d'expérience, basé(e) dans le canton de Vaud :
- Salaire de base : ~6 200 CHF/mois
- Majorations de nuit : +15% à +25% selon l'établissement et la convention
- Majorations week-end/jours fériés : +25% à +50%
- Prime de nuit fixe : variable, souvent 150 à 300 CHF/mois supplémentaires
Résultat : un infirmier de nuit en Suisse peut régulièrement toucher 7 500 à 8 500 CHF/mois. Sur les mois avec jours fériés, ça monte encore.
Et il y a un avantage que peu de candidats voient : les postes de nuit sont souvent les plus faciles à décrocher. Moins de concurrence, recrutement plus rapide, et les établissements sont prêts à faire des concessions (planning fixe, pas de rotation jour/nuit, reprise d'ancienneté majorée).
Si vous êtes à l'aise avec le travail nocturne, c'est votre ticket d'entrée express en Suisse.
4. La psychiatrie et la pédopsychiatrie — le secteur oublié
Quand on pense "travailler en Suisse comme soignant", on pense bloc opératoire, réanimation, urgences. Rarement psychiatrie.
C'est une erreur.
La psy en Suisse romande, c'est un secteur en tension massive. Et les conditions de travail n'ont rien à voir avec ce que vous connaissez en France.
En France, la psychiatrie souffre d'un sous-investissement chronique : locaux vétustes, effectifs réduits, violence mal gérée. En Suisse, c'est un domaine qui bénéficie de moyens considérables — équipes pluridisciplinaires étoffées, formations continues financées, approches thérapeutiques innovantes, et des ratios patients/soignants qui permettent de faire du vrai travail clinique.
La pédopsychiatrie est encore plus en tension. Les structures spécialisées peinent à recruter, et les profils français ayant une expérience en pédopsy sont extrêmement recherchés — surtout ceux qui maîtrisent les approches cognitivo-comportementales ou systémiques.
💰 Côté salaire :
Un infirmier en psychiatrie en Suisse romande se situe entre 6 000 et 7 500 CHF/mois. Légèrement en dessous du bloc opératoire, mais avec des avantages souvent sous-estimés : horaires plus stables, moins de gardes, accès facilité à la formation continue, et un cadre de travail qui préserve mieux l'équilibre personnel.
Si vous êtes ISP (Infirmier en Soins Psychiatriques) ou IDE avec une expérience significative en psychiatrie adulte ou pédopsy, vous faites partie des profils que les établissements suisses n'arrivent tout simplement plus à trouver localement.
5. Le "gold standard" : les profils avec PreCheck ou reconnaissance CRS déjà en poche
Celui-ci n'est pas une spécialité. C'est un super-pouvoir.
Un(e) infirmier(e) "généraliste" — sans spécialité particulière — mais qui a déjà son PreCheck validé ou, mieux encore, sa reconnaissance Croix-Rouge Suisse en poche, est embauchable sous 15 jours.
Quinze. Jours.
Dans un marché où la procédure CRS prend 2 à 4 mois, un candidat "prêt à l'emploi" passe devant tout le monde. Les DRH des cliniques privées le savent. Nos agences partenaires le savent. Et c'est pour ça qu'un profil avec reconnaissance CRS reçoit des propositions avant même d'avoir envoyé un seul CV.
💡 Vous n'avez pas encore votre reconnaissance ?
Le PreCheck CRS est gratuit et c'est la première étape obligatoire. On a écrit le guide pas à pas : PreCheck Croix-Rouge Suisse : le guide complet 2026.
Et si vous voulez éviter toute erreur dans le montage du dossier (qui coûte 680 CHF non remboursables), lisez d'abord les 3 pièges qui causent 90% des rejets.
La combinaison magique ? Spécialité pointue + reconnaissance CRS en poche. Si vous cochez les deux cases, vous n'êtes pas un candidat. Vous êtes une licorne. Et les recruteurs se battent littéralement pour vous.
⚡ Fast-Track Recrutement
Vous avez l'un de ces profils ? Passez en file prioritaire.
Nos agences partenaires (spécialisées en cliniques privées de Suisse romande) ont des mandats de recrutement urgents pour les profils IADE, IBODE, Réa, Nuit et Psychiatrie.
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En résumé : le récap' des 5 profils "VIP"
| Profil | Fourchette salariale | Niveau de demande |
|---|---|---|
| IADE / IBODE (Bloc) | 8 000 – 9 500+ CHF | 🔴 Critique |
| Soins Intensifs / Réa | 6 500 – 8 500 CHF | 🔴 Critique |
| Infirmier(e) de Nuit | 7 500 – 8 500 CHF | 🟠 Très élevé |
| Psychiatrie / Pédopsy | 6 000 – 7 500 CHF | 🟠 Très élevé |
| Tout profil avec CRS validée | Selon spécialité | 🟢 Embauche sous 15j |
Quel que soit votre profil, deux choses restent incontournables pour décrocher un poste en Suisse : un CV au format suisse (pas le format français — les recruteurs le jettent) et le PreCheck CRS validé (sans lui, aucun employeur ne vous regarde).
Si vous partez de zéro sur l'administratif, le Pack Suisse Express à 49€ contient le générateur de CV suisse, le guide CRS étape par étape et les alertes postes. C'est le kit de démarrage pour ne pas perdre 6 mois en démarches.
Mais si vous avez déjà votre reconnaissance — ou si votre profil fait partie des 5 spécialités ci-dessus — ne perdez pas de temps avec la paperasse. Déposez votre profil en 2 minutes et laissez nos agences partenaires faire le reste.